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Vous avez écrit un livre
et vous souhaitez le partager avec votre entourage
ou l'auto-éditer pour le commercialiser
auprès d'un lectorat plus large ?
Votre manuscrit n'a pas été
retenu par un éditeur à compte d'éditeur.
Vous devez aujourd'hui hésiter entre
l'auto-édition et l'édition
à compte d'auteur. Afin de vous guider
dans votre choix, nous vous proposons une comparaison
rapide entre ces deux solutions :
- Lorsque l'auteur paie un éditeur
pour la conception, l'impression et la diffusion
de son livre, il est édité à
compte d'auteur. Ainsi, l'auteur paie pour être
publié. Il avance les fonds pour la fabrication
de son livre. Et, bien souvent, cette participation
couvre la totalité des frais d'édition,
voire bien au-delà… En outre, il
arrive malheureusement que la diffusion ne soit
pas à la hauteur des attentes des auteurs.
L'expérience de ces dernières
années révèle que dans de
nombreux cas les auteurs n'ont pas été
satisfaits de cette prestation.. Il faut également
préciser que si l'ouvrage n'est
pas vendu, les exemplaires publiés ne lui
seront pas restitués, à moins d'en
négocier un rachat.
- L'auto-édition
consiste à éditer soit même
ses propres ouvrages sans passer par un éditeur.
Vous conservez donc l'intégralité
des droits patrimoniaux et des droits d'auteur
sur votre œuvre. ImprimermonLivre.com met
à votre disposition des services de qualité
professionnelle pour imprimer votre ouvrage (même
en très petites quantités). Vous
disposez également d'une première
vitrine par le biais de son catalogue sur son
site Internet. Après réception de
vos ouvrages, il vous appartient alors de les
diffuser. Ce guide, inspiré de l'expérience
d'auteurs auto-édités, a pour
vocation de vous transmettre des informations
concrètes et pratiques concernant les modalités
de diffusion de votre ouvrage. Pour toute information
complémentaire, les équipes d'Imprimermonlivre
se tiennent à votre disposition pour répondre
à toutes vos questions.
Il est important de déterminer
le plus rapidement possible votre stratégie.
Trois points essentiels sont à prendre
en considération :
- A qui souhaitez-vous vendre ?
- Combien d'exemplaires pensez-vous diffuser
?
- A quel prix ?
Avant toute chose, réfléchissez
au positionnement de votre ouvrage. Il est important
de choisir un canal de distribution en fonction
du thème que vous avez choisi d'aborder
dans votre livre.
Posez vous donc les bonnes questions
:
- A quel typologie de public ou de lecteur vous
adressez-vous ?
- Votre ouvrage est-il un roman, une biographie,
un témoignage ou un document ?
- S'agit-il d'un ouvrage spécialisé
?
La connaissance de votre cible
vous permettra de choisir et de concentrer vos
efforts sur les lieux de diffusion les plus pertinents.
Il s'agit d'évaluer approximativement
le nombre d'exemplaires que vous pensez vendre
et/ou offrir. « Le tirage est une question
de coût…et de bon sens » (Stéphane
Rubin).
Evaluez la demande potentielle
globale :
- Comptabilisez vos proches, vos amis, vos voisins,
et votre entourage au sens large.
- Comptez quelques exemplaires pour les boutiques,
commerces et librairies que vous pensez démarcher.
- Prévoyez quelques exemplaires à
transmettre à des journalistes pour la
promotion de votre ouvrage.
- Ajoutez éventuellement quelques ouvrages
destinés à des éditeurs en
vue d'une possible réédition
à compte d'éditeur ou pour votre
prochain ouvrage si la forme de ce premier ouvrage
retient leur attention.
- N'oubliez pas les exemplaires nécessaires
au dépôt légal (vous trouverez
des informations complètes sur le dépôt
légal en consultant nos aides en ligne
http://www.imprimermonlivre.com/auto_edition.htm)
Attention : Avec l'ensemble de
vos proches et de vos amis, vous risquez d'être
« trop généreux » et
d'offrir votre ouvrage à toutes vos connaissances.
N'oubliez pas que votre ouvrage est un travail
de longue haleine et que vous financez sa fabrication.
Votre entourage comprendra que vous acheter l'ouvrage
est normal.
Ne sous-évaluez pas non
plus votre diffusion afin de ne pas vous retrouver
en rupture de stock trop rapidement, mais ne la
surévaluez pas non plus : il s'agit
de trouver le juste équilibre en pensant
à votre budget et les moyens dont vous
disposez.
Pour limiter la prise de risque,
nous vous conseillons une impression minimale
de 100 exemplaires et jusqu'à 400 à
500 exemplaires si vous n'êtes pas sûr
de pouvoir consacrer suffisamment de temps à
la diffusion de votre livre. L'impression numérique
vous permet de procéder à de petits
tirages tout en bénéficiant de tarifs
intéressants. Mais vous pouvez également
profiter des offres tarifaires intéressantes
que nous proposons : Stéphane Rubin
conseille de « ne pas hésiter à
profiter du tarif dégressif de l'impression,
la centaine supplémentaire est souvent
très avantageuse ».
Bien entendu un des éléments
clé dans l'acte d'achat sera le prix. Vous
devez réfléchir au positionnement
prix que vous allez adopter. L'auto édition
présente un rapport qualité prix
très satisfaisant mais au final, Stéphane
Rubin rappelle de ne pas oublier, dans
votre calcul de prix de revient unitaire, d'intégrer
les frais annexes qui viendront se greffer tels
que les frais postaux et d'emballage si vous envoyez
votre ouvrage directement à vos clients,
ou encore l'impression de tracts de promotion,
par exemple.
Interrogez vous sur votre objectif
réel : diffuser votre ouvrage ou bien rentabiliser
votre travail… Les deux optiques sont différentes.
L'idéal serait de couvrir vos charges et
de dégager une marge. Mais quel type de
marge désirez-vous ? Attention, un prix
trop élevé sera une barrière
dans l'acquisition de votre ouvrage même
si celui-ci est de très bonne qualité.
N'hésiter pas à observer à
quel prix sont vendus des ouvrages de même
type en librairie, à titre de comparaison.
Ne négligez pas le cadre
juridique du prix. En effet, la loi du 10 août
1981 a instauré le système du prix
unique du livre. Chaque ouvrage a un prix fixé
par l'éditeur et ce prix s'appliquera
de la même manière à l'ensemble
des détaillants. Pour ce qui est de la
vente aux particuliers, il est possible de consentir
un rabais maximal de 5%.
Déterminez le prix de
vente en tenant compte du seuil de rentabilité
de votre projet : vous souhaitez investir 750
€ pour 200 exemplaires d'un ouvrage
de 200 pages au format 14x20 ? Vous pensez pouvoir
en vendre 50 exemplaires à vos proches
et amis ? Si vous fixez le prix de vente à
15 euros la vente des 50 exemplaires couvrira
les frais d'impression. Toutes les ventes
supplémentaires permettront alors de rémunérer
vos efforts de rédaction et de promotion.
Certaines institutions comme
le Centre National du Livre attribuent des aides
et bourses à la création et à
l'édition. Malheureusement ces aides
ne sont attribuées qu'aux auteurs
ayant déjà été publiés
à compte d'éditeur.
Si votre ouvrage traite de l'histoire
locale, sachez que les municipalités sont
parfois sensibles aux projets de ses riverains
et dégagent des fonds afin de concourir
à leur réalisation. La rédaction
d'un ouvrage et son impression peuvent ainsi
bénéficier d'un soutien de
la part de votre municipalité. Renseignez
vous donc à ce sujet.
Avant toute chose, et selon les
retours de certains des auteurs auto-édités
qui nous ont fait confiance, il est clair que
diffuser un ouvrage n'est pas chose simple. Lorsque
vous choisissez l'auto-édition, c'est à
vous de le distribuer et donc de vous lancer dans
une logique de commercialisation. Si vous avez
confiance en votre livre et que vous pouvez investir
suffisamment de temps à sa diffusion, vous
réussirez à atteindre vos objectifs.
Certes vous ne disposez pas des moyens d'un grand
éditeur pour mettre en avant votre ouvrage
mais les moyens de se faire connaître et
de diffuser un ouvrage sont nombreux. En voici
une liste non exhaustive.
Le site Internet
Votre site vous permettra de
faire connaître votre livre et ainsi gagner
en notoriété. Vous aurez donc la
possibilité de présenter votre ouvrage,
d'introduire quelques passages, de proposer
une vente en ligne…
Pour Olivier Kuepfer,
Internet reste « probablement le meilleur
rendement ». Vous pouvez créer votre
site en utilisant l'espace qui est mis à
votre disposition dans le cadre de votre abonnement
Internet par votre fournisseur d'accès
Internet. Toutefois, sachez qu'il est préférable
d'acheter un nom de domaine auprès d'un
hébergeur. Faites-le avant l'impression
de l'ouvrage, vous pourrez ainsi indiquer l'adresse
du site sur la quatrième de couverture.
Des lecteurs potentiels iront peut-être
chercher des informations complémentaires
sur votre site avant de l'acheter. De plus votre
site vous aidera à fidéliser vos
lecteurs qui auront la possibilité de découvrir
et de se procurer vos précédents
ou prochains ouvrages. Mettez en place une lettre
d'information pour les tenir informés de
vos nouveautés et de votre actualité.
Vous pouvez également
proposer votre livre en téléchargement
sur Internet. La version électronique sera
ainsi lue et vous permettra éventuellement
de soutenir les ventes de la version papier. Monsieur
de Frayssinet, l'un de nos auteurs autoédités
a fait ce choix. Il a ainsi vendu 650 exemplaires
papier et 600 personnes ont téléchargé
son ouvrage. En effet, selon lui « le plus
important est d'être lu. Proposer son ouvrage
en téléchargement gratuit est une
excellente option car cela n'empêche pas
les gens de l'acheter ».
Un site n'est utile que s'il
est visible, notamment sur les moteurs de recherche.
Référencez votre site en suivant
les conseils du site www.abondance.com.
Vous trouverez en fin de ce guide
les adresses des sites mis en ligne par des auteurs
qui ont participé activement à la
rédaction de ce guide, cela vous inspirera
pour concevoir le vôtre.
La promotion sur Internet
Les articles sur des sites internet
peuvent vous apporter de nombreux contacts. Recherchez
les sites littéraires sur Internet et ceux
qui traitent du même sujet que votre ouvrage.
Contactez les webmasters et présentez leur
votre livre. Ils seront peut être intéressés
et intégreront quelques lignes sur votre
livre.
Participez à des forums
de discussion pour présenter votre ouvrage
et éventuellement votre site. Mais attention
à ne pas abuser de ce type de messages
qui sont assimilés à du spam lorsqu'ils
sont éloignés des thématiques
des forums. Lisez les règles de bonne conduite
propres à chacun des forums et respectez-les
si les messages à caractères promotionnels
sont expressément interdits.
Certains sites Internet comme
categorynet.com
, businessportal24.com,
ou paris-communiques.com
vous proposent gratuitement la diffusion de communiqués
de presse qui seront lus par des journalistes.
Soignez particulièrement la rédaction
de vos communiqués pour susciter leur curiosité
et les inciter à visiter votre site ou,
à défaut vous contacter.
Pensez à communiquer l'adresse
de votre propre site Internet lors de vos démarches
sur les autres sites car chaque lien vers votre
site peut vous aider à mieux le référencer
sur les moteurs de recherche.
Nous vous proposons également
d'intégrer votre ouvrage à notre
catalogue en ligne sur le site www.imprimermonlivre.com.
Pour cela, il vous suffit simplement d'en faire
la demande. Indiquez nous l'url de votre site
Internet pour que nous fassions un lien vers le
vôtre. Cette première vitrine vous
aidera pour le référencement de
votre site sur les meilleurs moteurs de recherche
comme Google et Yahoo. Comme ont pu le remarquer
certains de nos auteurs auto-édités,
en recherchant par un moteur de recherche le titre
de votre ouvrage, la page de notre site concernant
votre ouvrage arrive souvent parmi les premiers
résultats sur les moteurs de recherche.
Les campagnes d'e-mailing
Vous avez également la
possibilité de rédiger un mail,
ni trop long, ni trop court dans lequel vous reprendrez
quelques informations clés relatives à
votre ouvrage. Envoyez le à l'ensemble
de votre carnet d'adresses.
Stéphane Rubin,
un auteur auto-édité précise
qu'« un mail humoristique ou original pourra
être diffusé de boîte en boîte
», ce qui permettra de multiplier sa circulation
à partir de votre liste de diffusion initiale.
N'oubliez pas d'indiquer l'adresse de votre site
sur ce mail.
La vente sur Internet
Que vous ayez ou pas un site
Internet, vous avez aujourd'hui la possibilité
de vendre votre livre en ligne. Des sites proposent
aux particuliers de vendre leurs produits neufs
ou d'occasion.
Ainsi Isabelle Maugars
a opté notamment pour la promotion de son
ouvrage via Internet et a été très
satisfaite du résultat puisque «
500 livres ont été vendus en 3 mois,
et il continue d'en partir ça et là
».
Pour pouvoir vendre directement
en ligne, avec www.priceminister.com
vous pouvez créer votre propre boutique
dans laquelle vous avez la possibilité
d'intégrer votre ouvrage dont vous fixez
vous-même le prix (il s'agit d'un système
différent des enchères). La création
d'un compte et l'intégration de produits
sont gratuites. Des acheteurs auront ainsi la
possibilité de commander votre livre et
de le payer en ligne par carte bancaire. Priceminister
vous fera parvenir les commandes par mail, vous
n'aurez plus qu'à expédier le produit.
PriceMinister vous rembourse le montant de la
vente et des frais de port forfaitaires (diminué
d'une commission) à échéances
fixes, par chèque, virement. Si vous avez
un site Internet faites un lien vers votre boutique
sur le site de Priceminister. Ceci sera finalement
plus économique que la création
de votre propre boutique en ligne et ne nécessite
aucune connaissance technique.
Si vous souhaitez que votre ouvrage
apparaisse dans les catalogues des principales
librairies en ligne ( fnac.fr,
www.alapage.com
et www.amazon.fr)
la tâche est un peu plus compliquée,
voire impossible. Ils utilisent en générale
les bases de données professionnelles,
nous en reparlerons dans un autre paragraphe.
Amazon propose un service, le « programme
Avantage » (http://advantage.amazon.fr/gp/vendor/public/)
qui vous permettra d'ajouter vos ouvrages dans
leur catalogue. Malheureusement l’inscription
à ce programme est payante.
Création et dépôt
de prospectus
Si vous choisissez cette option,
vous devrez rédiger et publier une maquette
synthétique mais attractive. Elle doit
donner envie de lire votre livre.
Faites le tour des alentours
et déposez des prospectus dans les boîtes
aux lettres de vos voisins, envoyez-le par la
Poste à ceux dont vous avez l'adresse postale
mais pas leur adresse mail. Vous obtiendrez certainement
quelques retours.
La publicité dans le
cadre d'événements
Il existe de multiples façon
de faire de la publicité : participer à
des salons littéraires ou thématiques,
à des fêtes et évènements
locaux, des expositions ou des congrès
professionnels si votre ouvrage s'y prête.
Il faut faire en sorte que votre ouvrage intéresse
le public, pour cela, préparez votre discours
et des arguments de vente convaincants.
Pensez à distribuer votre
prospectus lors de ces évènements.
Ainsi les lecteurs potentiels qui n'auront pas
acheté votre ouvrage pendant cet événement
pourront vous contacter ultérieurement.
Michel Connan
a auto édité une biographie sur
un sportif de haut niveau. Il a donc participé
« aux fêtes de quartier, aux évènements
et soirées sportives ou le sportif en question
était présent ».
Les articles de journaux
Ce n'est pas simple mais il est
toujours possible d'attirer l'intérêt
de journalistes qui accepteront de publier un
article sur votre ouvrage. Il faut pour cela de
la persévérance et un bon relationnel.
Les journaux locaux ou spécialisés
sur le thème de votre ouvrage sont en général
plus sensibles à ce type de démarche.
Si possible, associez votre demande à votre
participation à un événement
local.
La vente auprès de librairies
En règle générale,
les diffuseurs/distributeurs refusent les auteurs
auto-édités, et même les petites
maisons d'édition qui ne peuvent présenter
un programme éditorial ou ne publient pas
au moins six à dix livres par an. Vous
devrez donc démarcher vous-même les
librairies pour leur proposer le dépôt-vente
de votre ouvrage.
Cette solution appelée
« la mise en dépôt »
consiste à déposer chez eux un certain
nombre d'exemplaires. En général,
les librairies appliqueront une marge, puis vous
restitueront les bénéfices des ventes
ainsi que les invendus. Stéphane
Rubin indique « qu'en théorie,
la marge varie entre 30 et 40% du prix HT. En
pratique, la majorité des libraires est
à 30% et les grosses enseignes sont à
40% du prix HT ». Préparez un formulaire
pré rempli de mise en dépôt.
Si les ventes sont fructueuses et que vos ouvrages
s'écoulent rapidement, alors le libraire
vous proposera probablement de vous en reprendre.
Stéphane Rubin indique
qu'il est bon d'avoir quelques documents sous
la main :
- Le bon de dépôt (Téléchargez
un modèle)
- La facture
Malgré quelques refus,
vous obtiendrez également des réponses
favorables. Démarchez en priorité
les librairies selon la thématique de votre
ouvrage. Beaucoup de librairies sont spécialisées
ou privilégient un genre plutôt qu'un
autre (policier, poésie, ésotérisme…).
Il est important de ne pas oublier
que les libraires sont également des commerçants.
En effet, comme le dit Stéphane
Rubin « les libraires sont souvent
des gens accueillants mais aussi des commerçants
pragmatiques ». Rendez visite à vos
libraires sans rendez-vous mais évitez
d'arriver aux moments de forte affluence. Stéphane
Rubin lors de ses démarchages a constaté
que « les libraires démarchés
par téléphone répondent souvent
"Non merci !" alors qu'une rencontre
au débotté peut fonctionner ».
Présentez un exemplaire de votre ouvrage
avec une brève présentation ou votre
prospectus. Olivier Kuepfer a
démarché le plus grand libraire
suisse qui a gardé son ouvrage 8 mois en
vente. S'ils pensent que votre livre est susceptible
d'être vendu, alors ils le prendront et
le mettront en évidence sur leurs étagères.
En revanche, si le livre ne les intéresse
pas, alors ils refuseront de le placer. Attention,
cela ne signifie pas que votre ouvrage leur déplaît…
Mais le sujet peut parfois être considéré
comme trop pointu ou inadapté à
la clientèle, etc. Relativisez et dites
vous que même si votre livre ne fait pas
l'unanimité, il peut être apprécié
par d'autres.
M. Delaveau
a ainsi diffusé ses ouvrages par le biais
de 3 librairies de la ville. Il ajoute que «
les résultats ont été satisfaisants,
nous avons dû rééditer 3 fois
pour chacun des deux livres que nous avons réalisé
». Par ailleurs, il pense qu' il aurait
pu vendre plus du double avec une promotion plus
ambitieuse.
Stéphane Rubin
conseille de « ne pas insister si la réponse
du libraire est non : le libraire ne fait pas
ça pour vous peiner mais il sait mieux
que vous qui achète quoi dans son magasin.
Demandez lui plutôt s'il connaît d'autres
libraires à même d'accueillir votre
livre. Si c'est "Oui" et qu'il propose
d'en prendre quelques-uns, remplissez en double
votre bon de dépôt, gardez-en un
(tamponnée par la librairie) et donnez
l'autre avec les livres en convenant d'une reprise
de contact un mois plus tard. Quelques temps après,
rappelez-le pour savoir ce qui a été
vendu, si un réapprovisionnement est souhaité
et ce que vous pouvez facturer ».
Il existe d'autres méthodes
plus originales comme proposer aux libraires des
signatures en librairie ou en grands magasins.
Le libraire bénéficie ainsi d'une
animation en ses locaux et il touche un pourcentage
sur les ventes, alors que l'auteur s'assure un
autre moyen de promouvoir son ouvrage et peut
convaincre des libraires réticents.
Le référencement
auprès des grands magasins culturels
Les grandes enseignes telles
que Virgin, La Fnac, Gilbert, etc. commandent
en général les ouvrages par dizaine
mais elles paient à 30 ou 60 jours. Avant
de démarcher chaque magasin, il faut vous
faire référencer auprès de
la maison mère. Rendez-vous en magasin
et discutez de votre projet avec un vendeur du
rayon livre. Celui-ci pourra vous transmettre
les coordonnées de la maison mère.
Stéphane Rubin conseille
: « téléphonez à la
personne concernée de la part du vendeur
livre, puis envoyez un exemplaire afin qu'il juge
de la finition et du sujet. Si votre interlocuteur
est intéressé, le référencement
se fera en quelques jours. A vous ensuite de démarcher
chaque magasin ciblé ».
Le référencement
dans les bases de données des professionnels
du livre
Beaucoup d'auteurs nous demandent
comment référencer leurs ouvrages
dans les bases de données professionnelles
utilisées par les libraires.
Il existe deux bases de données
principales :
• Electre
Electre est la base de donnée
la plus importante. Chaque ouvrage est décrit
par des personnes spécialisées avec
un résumé, des mots-clés,
une ou plusieurs classifications professionnelles
et l'image de la couverture. D'après leurs
modalités de référencement,
les auteurs auto-édités ne peuvent
pas intégrer leur base. Dans la pratique,
certains auteurs ont pu être référencé
en justifiant d'un tirage très élevé
ou en produisant des articles de presse pour appuyer
leur demande.
> www.electre.com
• Dilicom
Dilicom gère un fichier
des ouvrages « Fichier Exhaustif du Livre
» utilisé par certaines librairies
et sert d'appui à un grand nombre de bases
de données commerciales sur le livre français.
La procédure d'inscription pour les auteurs
auto-édités ou les petites maisons
d'édition ne se fait pas directement auprès
de DILICOM. Vous devrez entrer en contact avec
la société Cyber-scribe
avec qui Dilicom a un accord de coopération.
L'inscription est gratuite mais le service de
réception des commandes des libraires est
payant : si vous voulez recevoir les commandes
des libraires vous devrez payer.
> www.dilicom.net
Le référencement
auprès de ces bases de données est
utile mais limité si personne ne parle
de votre ouvrage. Aucun libraire n'ira chercher
votre ouvrage dans une de ces bases s'il n'a pas
lu un article dans la presse.
Votre propre réseau
Si vous pensez à votre
famille, vos amis, vos collègues de travail,
vos voisins ou vos activités associatives
ou sportives vous disposez d'un réseau
plus ou moins étendu … Comme nous
l'indique Michel Sayer, «
mes nombreuses activités associatives pratiquées
au cours de ma vie m'ont données de multiples
possibilités ». Le bilan en est plutôt
positif puisque entre 550 et 600 exemplaires ont
été vendus ou offerts. Il ajoute
que lorsque l'on possède un carnet d'adresse
et une notoriété dans le milieu
associatif, il existe de multiples possibilités
en terme de diffusion. Jacques Machefert
a quand à lui « lancé une
souscription auprès de ses clients habituels
et avait ainsi vendu plus de la moitié
des ouvrages avant même de les recevoir.
»
N'hésiter pas à
positionner votre ouvrage au centre de vos discussions…
Vous pourrez susciter l'intérêt de
certaines personnes. Ne négligez pas le
bouche-à-oreille qui peut s'avérer
un très bon moyen de diffusion pour vos
ouvrages.
Autres canaux de distribution
Selon la nature de votre ouvrage
des canaux de diffusion inhabituels peuvent être
envisagés. Un ouvrage dédié
à l'histoire d'un village peut être
diffusé par le biais de l'épicerie
du village et intéresserait probablement
les touristes de passage. Pensez aux animaleries
pour votre ouvrage sur les chiens, aux magasins
de fleur pour vos conseils sur le jardinage, etc.
Le colportage peut également
être une solution comme l'indique M.
Santos Duval car « dans la rue,
on peut vendre un livre 4 à 5 Euros, ce
qui permet de couvrir les frais d'édition
et laisser de quoi motiver le vendeur ».
Ce guide de diffusion inspiré
par le vécu de nos auteurs autoédités
doit vous accompagner lors de vos différentes
démarches et favoriser la diffusion de
votre ouvrage. A vous de l‘exploiter. N'hésitez
pas à nous faire part de votre propre expérience
afin que nous puissions faire évoluer ce
guide.
Nous remercions cordialement
nos clients auto-édités qui ont
pris le temps de répondre à notre
enquête et qui nous ont donc permis de créer
ce guide. Ainsi, merci à :
• Michel CONNAN
• Yan-Eric DE FRAYSSINET www.le4automne.com
• M.DELAVEAU
• Olivier KUEPFER www.chfinance.ch
• Pierre LEPIDI
• Jacques MACHEFERT www.machefert.net
• Isabelle MAUGARS isabelle.maugars.free.fr
• Jacques MINIER www.diamedit.net
et www.cyberplumes.org
• Julio MUGICA www.lafamillemoralles.com
• Mme NAGET
• M.SANTOS DUVAL dont le site est www.santosduval.com
• Igor REITZMAN perso.wanadoo.fr/igor.reitzman
• Stéphane RUBIN www.petitsriens.com
• Michel SAYER
Avec de la motivation et de
la persévérance, vous atteindrez
vos objectifs.
Alors :
Tous à vos plumes...
laissez enfin libre cours à votre savoir,
à votre imaginaire et à vos émotions...
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